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Notre safari-croisière en Afrique australe (photo-vidéo reportage)

bateau zimbabwean dream de croiseurope devant chaine de montagnes Matusadona sur la lac Kariba
une vidéo vaut

milles mots

Publié le 16 octobre 2026
et mis à jour le 16 octobre 2026

Voyage d’une vie?

Le deuxième jour, un hippopotame a levé le coin de notre petit bateau sur le mythique fleuve Zambèze en Namibie. Difficile de faire meilleure entrée en matière.

Après quatre jours à découvrir Cape Town et la péninsule du Cap, nous avions quitté la ville pour entreprendre la raison première de notre voyage en Afrique : un safari-croisière au fil du Zambèze avec CroisiEurope, qui allait nous mener de l’Afrique du Sud au Botswana, en Namibie puis au Zimbabwe.

Des safaris en 4×4 et en bateau, des éléphants par centaines, des hippopotames, des zèbres, des crocodiles, des vols en petits avions privatifs au-dessus de la savane, quelques jours dans un lodge au milieu de nulle part, une croisière sur un bateau à échelle humaine avec CroisiAfrica (le penchant africain de CroisiEurope), le lac Kariba et, pour terminer, les chutes Victoria.

Je vous le dis tout de suite : on en a eu plein la vue. Je vous conjure de prendre le temps de regarder notre vidéo ici ou sur notre chaîne Youtube parce ce que ce reportage photo-vidéo gagne à être vu sous tous ses angles.

Ce voyage a été réalisé dans le cadre d’un séjour de presse avec CroisiEurope. Comme toujours, les expériences, impressions et recommandations partagées ici sont les nôtres.

À lire aussi : notre escapade de quatre jours à Cape Town et dans la péninsule du Cap.

Dans cet article

Un safari-croisière, c’est quoi au juste?

C’est probablement ce qui distingue le plus ce voyage d’un safari africain traditionnel.

Car, chose que je ne savais pas avant de faire mes propres recherches, l’Afrique offre une multitude d’expériences de safari-photo différentes. Selon le pays, la saison, le budget, la faune recherchée, expérience en lodge ou en tente, en voiture, en hélicoptère ou en bateau… comment choisir? Afrique du Sud, Tanzanie, Zimbabwe?

L’itinéraire CroisiEurope nous interpellait justement par la richesse des expériences, pays et terrains qu’il nous permettait de visiter. Le voyage alternait entre lodge, safaris en 4×4, petits bateaux, avion et bateau de croisière, avec plusieurs façons complètement différentes d’observer les animaux et les paysages.

Manon et Lionel en hélicoptère

Après Cape Town, nous avons rejoint Johannesburg, puis Kasane, au Botswana. De là, une embarcation nous a menés jusqu’à notre lodge CroisiEurope sur l’île d’Impalila, en Namibie, juste en face de Kasane.

Nous allions ensuite découvrir le parc national de Chobe (dire Chobé) par terre et par eau, naviguer sur le mythique fleuve Zambèze, survoler la savane jusqu’au lac Kariba, embarquer sur un petit bateau, suivi d’un 4×4 pour explorer le parc national de Matusadona et finalement terminer le voyage aux chutes Victoria, à pied et… en hélicoptère.

Et c’est là, je pense, la vraie trouvaille de cette formule : le transport fait partie du voyage. Le vol en Cessna au-dessus de la savane, la traversée en chaland d’un pays à l’autre, s’approcher tout doucement des berges … et du crocodile, ce ne sont pas des déplacements entre les activités. Ce sont les activités.

Sur papier, l’itinéraire semblait déjà assez extraordinaire. Sur place, ce fut légendaire.

Journal de notre safari-croisière au fil du Zambèze

Jour 1 — Johannesburg : comprendre avant de poursuivre

Notre vol Cape Town–Johannesburg se fait sans embûches sur Safair, dans un avion de bonne grosseur. Ici aussi, une guide CroisiEurope nous attend, tout sourire, et nous dirige vers la voiture qui nous amènera à notre hôtel pour une nuit : le 54 on Bath, un cinq étoiles de Rosebank.

Une fiche d’enregistrement CroisiEurope et un choix de menu nous attendent sur le piano à queue de la jolie réception. Notre chambre étant prête, nous nous rafraîchissons un peu quand Papy, notre joyeux guide, vient cogner à notre porte pour se présenter.

Lionel qui tient sa carte de chambre devant piano avec affiche CroisiEurope dans le lobby de l'hôtel

Nous descendons ensemble pour rejoindre le déjeuner et une partie du groupe qui colorera nos journées pour le reste de nos aventures.

Après le déjeuner, Papy et notre chauffeur nous font faire un tour de ville, des quartiers populaires aux bidonvilles jusqu’aux quartiers chics et barricadés de la plus grande ville d’Afrique du Sud. Je dois admettre que je ne visiterais pas confortablement une ville de cette taille sans un accompagnateur local, et nous apprécions les nombreuses pépites partagées par Papy.

Nous terminons par une visite marquante : le musée de l’Apartheid. Combinée à notre passage à Robben Island, à Cape Town, elle nous équipe mieux pour saisir les douleurs du passé qui ont laissé des cicatrices visibles sur ce pays.

Jour 2 — Le Zambèze, un hippopotame et notre lodge en Namibie

À l’aéroport, nous retrouvons le reste du groupe, tous de gentils Français, pour notre vol vers Kasane, au Botswana. Papy nous fait ses derniers adieux à la sécurité : il doit retourner à sa boulangerie de Soweto, la Papy Bakery.

Les douanes passent vite au Botswana et les guides CroisiEurope nous accueillent de l’autre côté. En moins de quinze minutes, d’autres douanes nous attendent : pour se rendre au Kaza Safari Lodge, exclusif à CroisiEurope, il faut prendre un chaland, traverser la rivière et entrer en Namibie. Tampons de sortie du Botswana, tampons d’entrée en Namibie, clac-clac. Ce processus se répétera tous les jours, et on comprend vite pourquoi on exige au moins cinq pages libres dans le passeport. Car ici convergent quatre pays: Namibie, Zimbabwe, Botswana et Zambie.

Le lodge étant situé sur l’île d’Impalila, nous prenons le bateau pour nous y rendre et vivons notre premier safari aquatique. Notre guide Yves et notre chauffeur Titi nous pointent crocodiles et oiseaux locaux, et nous expliquent que nous arrivons sur la mythique rivière Zambèze.

Gardez les bras en dedans et restez bien assis : cette rivière n’a pas d’amis.

Boum! Un hippopotame vient de remonter involontairement ou… volontairement, directement sous un coin du bateau. L’excitation est au paroxysme et Capitaine Titi, d’un calme peu commun, repart promptement, plein gaz, répétant de rester bien assis, tenir la caméra et entrer les bras. C’est le début de nos aventures africaines!

Dormir dans un lodge CroisiEurope en Namibie

CroisiEurope possède deux lodges exclusifs en Namibie : le Kaza Safari Lodge, où nous avons dormi, et le Cascades Safari Lodge. Les deux offrent huit cabines de luxe africain, avec piscine privée et vue sur la rivière.

Ici, on dort parmi la faune. Devant notre terrasse, nous voyons passer un pêcheur local en pirogue et nous entendons le grognement reconnaissable d’un hippopotame, sans jamais le voir. En marchant sur le boardwalk vers la réception, une famille de singes nous observe avec un œil coquin et la sécurité se promène, carabine à la main.

Vaut mieux dormir les portes fermées pour ne pas se faire voler son chapeau!

singe dans un arbre qui regarde de haut

Le lodge CroisiAfrica est encore plus renversant que nous nous l’étions imaginé. Trois jours complet ici, un rêve, une lune de miel!

Jour 3 — Parc national de Chobé : les éléphants, partout

Voilà enfin ce qu’on attend depuis le début : notre premier grand safari. Direction le parc national de Chobé, au Botswana.

J’ai eu une réelle émotion en voyant « errer » au-dessus d’un arbre une magnifique girafe aux grands cils, qui nous regarde du coin de l’œil. Ici, nous sommes loin, très loin d’un zoo. Nous sommes chez eux.

Éléphants, girafes, buffles, antilopes, crocodiles, hippopotames, oiseaux… On ne sait plus où regarder.

Après ces moments précieux, nous poursuivons la découverte depuis la rivière, en embarcation privée, pour le plus spectaculaire des lunchs-croisières. Le programme du jour combine safari terrestre et safari nautique sur la rivière Chobé, et c’est là que nous comprenons une nuance de l’itinéraire qui nous avait échappé.

Depuis l’eau, nous sommes témoins de moments privilégiés, souvent dans un silence presque complet. Les perspectives changent complètement : les animaux viennent directement sur les berges pour boire.

Voir un troupeau entier d’éléphants — bébés, mâles, mamans — se baigner à quelques mètres de notre petit bateau demeure un de mes grands souvenirs du voyage.

Jour 4 — Impalila : l’école, les villages et une pêche bredouille

La journée suivante nous permet de ralentir un peu et de faire un bain de culture dans les communautés voisines. Immersion dans la culture et la cuisine locale! Spectacle et visite à pied d’un village voisin dans l’île d’impalila qui bénéficie des infrastructures CroisiEurope dans leur quotidien.

Nous retournons au lodge avant de repartir sur le Zambèze pour une sortie de pêche. Heureusement, le chef du lodge avait un plan B pour le repas : nous reviendrons bredouilles côté poissons, mais riches en magnifiques scènes d’oiseaux le long de la rivière, avec un ou deux hippopotames, un éléphant et un crocodile en prime.

Jour 5 — Atterrir sur une piste de terre et embarquer sur le Zimbabwean Dream

Il faut ensuite — déjà?! — quitter le lodge pour rejoindre la prochaine partie du voyage : le lac Kariba, au Zimbabwe.

Kaza lodge au lever du soleil

Mais pour s’y rendre, pas de grand avion commercial. Nous embarquons dans de petits avions privatifs. Vu d’en haut, le paysage prend une tout autre dimension.

Puis apparaît le lac Kariba. Immense. Notre pilote, une magnifique jeune femme, atterrit tout en douceur sur une piste de terre battue digne d’Indiana Jones. Et pour compléter le tableau, l’équipe CroisiEurope nous accueille en 4×4 avec de grands paniers de victuailles et des breuvages froids. Nous sommes ici dans le parc national de Matusadona et, en route vers notre bateau, nous voilà sur un autre safari-photo avec notre propre guide.

Ici, la terre est plus aride, les arbres plus bas, la faune différente. En arrivant près du lac, je crois rêver. Au loin, le Zimbabwean Dream nous attend sous la lumière magique du soleil couchant africain. Et devant, un gigantesque éléphant entouré de gracieuses antilopes, comme des figurants dans une publicité CroisiEurope.

Éléphant devant le Zimbabwean Dream de CroisiEurope au coucher de soleil avec éléphant devant

Magique. Bien joué CroisiEurope, vous devez avoir un bon karma!

Le Zimbabwean Dream de CroisiEurope

Le Zimbabwean Dream porte bien son nom. Il y a deux bateaux CroisiEurope sur le lac Kariba : le African Dream, mis en service en 2018, et le Zimbabwean Dream, son cadet de 2020. Deux jumeaux de 33 mètres sur 8, deux ponts, huit cabines seulement et seize passagers maximum. Autant dire qu’on n’est jamais bien loin de quelqu’un qui vous apporte un café.

Et si le bateau — classé cinq ancres — est bel et bien un rêve, et notre cabine du pont principal digne d’une lune de miel, c’est l’équipage qui a volé notre cœur.

3 membres de l'Équipage Zimbabwean Dream CroisiEurope qui accueille les passagers

On nous avait dit que les gens du Zimbabwe étaient irrésistibles. On disait vrai. Ces sourires, cet accueil, cette bienveillance, tant de souvenirs de moments passés en leur compagnie sur ce bateau qui combine des espaces permettant autant l’intimité que la socialisation.

Le lac Kariba : dormir au milieu de la nature sauvage

Au réveil, nous avons le souffle coupé. Le lac Kariba est un immense lac artificiel créé par la construction d’un barrage sur le Zambèze, et le paysage est saisissant : des troncs d’arbres pétrifiés émergent encore de l’eau et lui donnent une allure presque fantomatique, particulièrement au lever du soleil.

Mais mon plus beau souvenir du lac Kariba est arrivé par pure surprise lors d’un réveil nocture. Au loin, un boule orangée qui , saisie d’une soudaine urgence, me fait chercher mes lunettes (votre Petite Bette est très myope!).

À l’horizon, à 2h28 du matin, je suis témoin privilégiée d’un coucher de lune absolument saisissant. J’hallucine. Sauf que non et j’ai la photo pour le prouver!

coucher de lune sur le lac Kariba

Je suis restée là à regarder dehors. Je ne pense pas avoir jamais vu autant d’étoiles de ma vie. Pas de lumières de ville à l’horizon, presque aucune pollution lumineuse. Juste le lac, le ciel et cette lune orange vif qui disparait tranquillement.

Et les chants de l’Afrique. Car une fois le soleil couché, le parc national de Matusadona, lui, ne dort pas. Ricanements de hyènes, hippopotames qui grognent, crocodiles qui fendent l’eau et autres sons mystérieux forment une symphonie qu’on ne croyait jamais entendre de sa vie. Aucuns frais supplémentaires pour l’expérience « dormir avec les éléphants » dans le confort de sa cabine!

Un moment impossible à prévoir dans un itinéraire. Et probablement un de ceux dont je me souviendrai le plus longtemps.

Le jour, nous cherchons les animaux. La nuit, nous les entendons et apprécions la sécurité et le confort de notre cabine 5 ancres!

Jour 6 — Safari nautique dans le parc national de Matusadona

Premier réveil à bord, et le lac Kariba nous attend.

Au petit matin, après l’excellent petit déjeuner à bord et mon latté, nous montons sur l’annexe, le chaland qui permet d’approcher les animaux par l’eau, plus discrètement. Nous sommes en plein cœur du parc national de Matusadona : aussi bien en profiter.

Tant d’hippopotames que nous sommes presque blasés. Ahh… juste un hippo, encore. Une famille d’éléphants. Un koudou. Des crocodiles, encore des crocodiles. Vus de l’eau, nous sommes témoins du quotidien des habitants naturels du Parc de Matusadona qui vaquent à leurs occupations en nous observant du coin de l’oeil.

Jour 7 — Richard, le coucher de soleil et le souper gala

Notre dernière journée complète à bord, et elle est bien remplie.

Le matin, nous revoilà en 4×4 pour un safari terrestre dans Matusadona, avec notre guide Richard. Éloquent, passionné, il nous cherche les Big Five, mais il nous montre aussi des squelettes, des termitières et d’autres merveilles à mille lieues de notre quotidien.

En fin de journée, croisière au coucher du soleil sur le lac et petite sortie de pêche. Après une semaine à courir d’un safari à l’autre, se contenter de regarder la lumière tomber sur l’eau, verre à la main, fait un bien immense. Ici on pêche du tilapia sauvage qui nous sera servi avec le repas du soir. Pas mal, pas mal du tout!

Puis c’est le souper gala. L’équipage nous a préparé un spectacle, et ils nous confirment encore pourquoi on nous avait dit que les gens du Zimbabwe étaient irrésistibles. Huit membres d’équipage pour 12 passagers : à la fin du voyage, on connaît tout le monde par son prénom.

Jour 8 — Le barrage, puis les chutes Victoria

Le barrage de Kariba et l’histoire de l’Opération Noé

Jour de débarquement. Soupir. On aurait bien pris 2 jours de plus sur le bateau! Avant de reprendre les airs, nous visitons le barrage de Kariba — celui-là même qui a créé le lac où nous venons de passer trois nuits. C’est là qu’on nous raconte l’Opération Noé.

Lorsque la construction du barrage de Kariba a commencé à inonder le territoire, des milliers d’animaux ont dû être secourus et déplacés. Plusieurs ont été relocalisés dans la région de Matusadona. Les descendants, peut-être, de ceux que nous avons vus ces derniers jours.

barrage Kariba vu d'en haut

Hop dans le Cessna, direction Victoria Falls.

À Victoria Falls, après un autre vol à partir du Zimbabwe vers l’aeroport International de Victoria Falls, une journée chargée d’émotions nous attend. Car nous avions réservé les deux excursions facultatives : le survol des chutes en hélicoptère et un safari à la recherche du rhinocéros noir d’Afrique, dans la Victoria Falls Private Game Reserve. Le rhinocéros noir est sous haute protection ici. Braconné depuis trop d’années, il est surveillé en permanence, dans l’espoir d’éviter l’extinction.

Ici, même l’hôtel fait partie de l’expérience. Nous avons dormi au Victoria Falls Safari Lodge, construit en toit de chaume et en bois rond, sur plusieurs niveaux, donnant l’impression d’une vaste cabane perchée dans les arbres. L’espace central offre une vue imprenable sur un point d’eau riche en faune sauvage où prendre son café le matin devient une activité en soi.

Imaginez un grand balcon ouvert sur la savane. Vous vous installez avec votre café et, en contrebas, la journée commence tranquillement. Un petit singe se faufile dans votre champ de vision. Le voilà reparti avec le reste du croissant dans l’assiette du voisin.

En bas, un grand bal. Des koudous arrivent doucement vers un plan d’eau. Une famille entière de phacochères — des Pumbaa! — débarque de l’autre côté. Des antilopes sautent gracieusement au loin.

Nous voilà dans le Roi Lion. Sauf qu’on a un café dans les mains et qu’il n’y a aucun écran entre nous et le spectacle. Après tous les safaris du voyage, je pensais peut-être commencer à m’habituer à voir des animaux sauvages. Mais non, l’émerveillement demeure.

Les chutes Victoria

Après le silence immense du lac Kariba et les matins dans la savane, Victoria Falls arrive comme un coup de tonnerre. Le bruit, la puissance de l’eau, la brume qui monte des gorges… tout est démesuré. Impossible à représenter en photo et même en vidéo. Les chutes Victoria sont à vivre!

Je suis Québécoise. De l’eau, des rivières et des chutes, on connaît ça. J’ai fait les chutes Niagara il n’y a pas si longtemps après tout. Mais les chutes Victoria? Presque mythiques! En survol en hélicoptère, déjà, cette grande crevasse est impressionnante. Vus d’en bas, les chutes sont assourdissantes.

Credit photo 2 et 3 des chutes: merci à Isabelle Garampazzi

À noter: les chutes Victoria offrent un meilleur spectacle durant la saison des pluies… de février à mai. Cela étant dit, fin juin, les chutes étaient loin d’être à sec!

Safari-croisière CroisiEurope : ce que j’ai aimé

Le grand avantage de cette formule, à mes yeux, est la variété. Je craignais un peu qu’après cinq ou six safaris, on commence à trouver cela répétitif ou essouflant.

Mais pas du tout.

Passer du 4×4 qui fait lever le sable derrière nous et permet d’observer autant les nids d’oiseau, qu’un lion qui fait la sieste ou les cathédrales fantomatiques des termitières à …voguer vers un troupeau d’éléphants depuis une embarcation. Le lendemain, visite d’un village, tam tam et enfants qui jouent au foot. Puis on survole la savane. Ensuite, on dort sur un bateau au milieu du lac Kariba.

Le voyage bouge constamment sans donner l’impression qu’on passe sa vie à refaire ses valises. J’ai aussi aimé le petit nombre de voyageurs, nous étions 12 sur un groupe d’un maximum de 16 personnes. Tous de langue française, ce qui est fort agréable!

en bateau avec le groupe

Une qualité d’expérience que je ne peux pas comparer puisque ce fut notre premier safari mais qui est amplement à la hauteur (que dire! au delà de nos attentes!).

Évidemment, si vous cherchez à relaxer avant de revenir à la maison, le concept d’un safari africain mérite peut-être une semaine extra aux Seychelles pour terminer la boucle et digérer ce que vous venez de vivre. Dans notre cas, nous avons plutôt fait 2 jours à Paris, dans la faune culturelle, gastronomique et urbaine (en pleine canicule!) avant de revenir vers Montréal.

Ce qu’il faut savoir avant de réserver

Ce n’est pas un voyage où je partirais sans lire attentivement l’itinéraire et le très complet Carnet de voyage envoyé par CroisiEurope. Ce n’est pas non plus un voyage que je ferais seule, sans organisation. Je ne peux qu’imaginer la complexité derrière la logistique des transports, des nombreux passages de douanes et autres formalités dans un continent qu’on connait moins.

Il y a de nombreux déplacements, plusieurs passages de frontières et quelques départs très matinaux. Votre passeport doit être valide pour au moins six mois et compter au moins cinq pages libres : les allers-retours entre la Namibie et le Botswana en consomment beaucoup pendant le séjour en lodge.

CroisiEurope précise également que ce circuit-croisière n’est pas conseillé aux personnes à mobilité réduite ou ayant des difficultés à marcher, puisque certaines sorties se font sur des terrains rocailleux ou en pente.

Santé et formalité pour safari Africain

Côté santé et formalités, vérifiez les exigences en vigueur pour votre propre départ auprès du carnet de voyage CroisiEurope et d’une clinique santé-voyage. Ces consignes changent d’une année à l’autre et varient selon le passeport. Ainsi, nous avons dû faire notre vaccin contre la fiève jaune quelques semaines avant de partir. C’est fait pour la vie mais non négociable à l’entrée de certains pays.

Et il faut accepter une règle fondamentale du safari :

Les animaux ne travaillent pas pour CroisiEurope.

Personne ne peut vous garantir un lion à 8 h 15 ou un troupeau d’éléphants juste à temps pour votre photo.

C’est justement ce qui rend chaque rencontre si excitante.

Dernier conseil, et je le donne sans hésiter : si CroisiEurope offre un forfait prolongé sur le African Dream ou le Zimbabwean Dream, prenez-le. Nous aurions pris deux jours de plus, dont au moins une journée à ne rien faire d’autre qu’observer les animaux depuis notre cabine ou le pont soleil. Ce fut ma partie préférée d’un voyage déjà légendaire, j’en aurais pris plus!

Quelle est la meilleure saison pour faire ce safari?

Nous avons voyagé à la fin juin, surtout pour des raisons personnelles mais, au final, nous avons réalisé que ce fut un excellent choix de dates. Il faut se rappeler que fin juin début juillet marque le plein coeur de l’hiver en Afrique australe. Les guides disaient qu’ils faisait très froid. Pour des canadiens? De la petite bière!

main qui tient Biere zambezi devant bateau

Alentour de 10C le matin et près de 20C l’après-midi. Nous préférons de loin nous couvrir un peu que suer sous le chaud soleil de l’Afrique, en plein été austral.

Par ailleurs, la saison sèche, qui s’étend grosso modo de mai à novembre dans les régions que nous avons visitées, est particulièrement intéressante pour observer les animaux. Avec moins d’eau disponible dans la brousse, ils ont davantage tendance à se rassembler près des rivières et des points d’eau.

Nous avons eu très peu de moustiques, pas de chaleur accablante et des conditions magnifiques pour passer des heures dehors.

Par contre, apportez des vêtements chauds. À sept heures du matin dans un 4×4 ouvert, même en Afrique, il peut faire frais. Nos chauffeurs avaient toujours des couvertures à portée de main mais j’ai apprécié ma veste chauffante. Certainement plus que le parapluie que nous n’avons jamais ouvert.

Je privilégierais personnellement mai à août. Si vous adorez la grosse chaleur, les fleurs et la verdure, septembre à février pourrait davantage vous plaire.

Astuces de la Bette: quoi apporter en safari?

Après avoir fait le voyage, voici ce que je mettrais réellement dans mes bagages :

  • Des jumelles. Même si les animaux peuvent être étonnamment proches, elles valent vraiment la peine.
  • Votre appareil photo si la photographie est une passion. Maniaque de photos? Le téléobjectif vaut le coup. Pour tous les autres, nous avons été surpris de voir à quel point nos téléphones ont fait le travail. Je ne traînerais pas un énorme équipement simplement parce qu’on part en safari. Je n’aurais jamais imaginé avant à quel point nous serions proche des animaux.
  • Des vêtements en couches. Les départs matinaux peuvent être franchement frais.
  • Une crème solaire.
  • Un chapeau qui tient bien sur la tête. En bateau ou en 4×4, le vent ne pardonne pas.
  • Un chargeur portable et un adaptateur universel.
  • Une petite laine ou un polar. Je le répète parce que vous allez me remercier.
  • Des dollars américains ou des euros en petites coupures — environ 100 euros par personne pour les souvenirs, les spectacles traditionnels et les pourboires.
Guide portant valise a l'aeroport devant kiosque CroisiAfrica

Attention à la valise : ce détail est important

Voici une information important à considérer longtemps avant de partir. Les petits avions utilisés entre Kasane et le lac Kariba imposent des règles de bagages beaucoup plus strictes qu’un vol commercial.

Pour notre itinéraire CroisiEurope, le bagage en soute était limité à 20 kg, devait mesurer au maximum 70 × 35 × 30 cm et, surtout, devait être souple. Les valises rigides n’étaient pas acceptées. Le bagage cabine et les accessoires étaient pour leur part limités à 5 kg.

Nous avons attendu presque à la dernière minute pour acheter le bon format. Nous avons finalement trouvé un sac à roulettes souple chez Decathlon quelques jours avant le départ, et il était parfait.

Bonne nouvelle : un service de blanchisserie (avec frais) est disponible au lodge, ce qui permet de voyager beaucoup plus léger.

Ici vous n’êtes pas dans un zoo monsieur. Vous êtes chez nous.

Nous imaginions que nous verrions quelques animaux qu’on ne voit ici qu’au zoo. Nous ne pouvions pas imaginer la proximité dont nous allions profiter, chaque jour, à chaque sortie. Ces grands félins qui marchent langoureusement devant la Jeep. Ces girafes qui vous observent sous leurs cils, pas une pareille à l’autre. Ce rhinocéros, de plein front, droit devant, et le guide qui fait signe de ne-pas-faire-un-bruit. Ces hippopotames qui émergent comme des périscopes à quelques mètres du bateau. Ces crocodiles à distance de bras — ok, c’est bon, on peut reculer, j’ai la photo!

Tant de grâce. Tant de moments parfaits, au ralenti. Et à chaque fois, la même évidence : c’est l’humain qui est dans la cage. Ici, vous n’êtes pas dans un zoo monsieur. Vous êtes chez nous.

Nous étions partis pour faire un safari. Nous sommes revenus avec l’impression d’avoir vécu un voyage d’une vie. Impossible d’être blasé par tant de beauté.

Manon et Lionel sous la lumiere africaine

Questions fréquentes — Faire un safari en Afrique australe

Est-ce qu’un safari-croisière est différent d’un safari traditionnel?

Oui. Dans notre cas, nous alternions safaris terrestres en 4×4, safaris nautiques, séjour en lodge, navigation croisière sur le lac Kariba avec CroisiEurope et déplacements en petits avions. Cette variété a été l’une des grandes forces du voyage.

Juin est-il un bon mois pour faire un safari en Afrique australe?

Pour nous, oui. Nous avons profité de températures agréables, de très peu de moustiques et de bonnes conditions d’observation. Les nuits et surtout les départs matinaux peuvent cependant être frais.

Faut-il un gros appareil photo pour un safari?

Non. Si la photographie est une passion, un bon téléobjectif est évidemment formidable. Sinon, un téléphone récent peut produire d’excellents souvenirs. J’apporterais par contre des jumelles.

Quelle valise apporter pour ce safari CroisiEurope?

Pour notre itinéraire, CroisiEurope exigeait un bagage souple d’un maximum de 20 kg et 70 × 35 × 30 cm pour les vols privatifs, ainsi qu’un maximum de 5 kg pour le bagage cabine et les accessoires. Vérifiez toujours les exigences correspondant à votre propre départ.

Est-ce qu’on voit beaucoup d’animaux?

Nous en avons vu énormément, mais il faut partir en sachant que l’observation des animaux sauvages n’est jamais garantie. CroisiEurope le précise d’ailleurs dans son itinéraire. Et c’est justement ce qui rend chaque apparition aussi magique.

Cape Town faisait-elle partie du même voyage?

Oui. Nous avons commencé par un pré-programme de quatre jours à Cape Town et dans la péninsule du Cap avant de rejoindre le safari-croisière. Cela dit, CroisiEurope offre le programme Safari-Croisière avec ou sans pré-programme.

→ À lire : notre itinéraire de 4 jours à Cape Town, en Afrique du Sud.

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